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La Chambre basse du parlement vient de franchir une étape décisive, en adoptant le Règlement Intérieur.


La plénière de jeudi 21 mars 2019 était plus qu’évidente pour la commission spéciale chargée d’élaboration du Règlement Intérieur, de pouvoir s’acquitter honorablement de la mission qui lui avait été confiée. En effet, sur 397 votants dans la salle de congrès du Palais du peuple, 382 ont voté oui pour l’adoption du Règlement Intérieur, 11 Députés ont voté non, et 4 se sont abstenus. Parmi les options majeures qui ont été levées par l’assemblée plénière, l’un des points qui a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encres au sein de l’hémicycle, est celui de la motion de défiance ou de censure.

Ainsi, les Députés nationaux de l’opposition voulaient à ce qu’aucune motion ne puisse interrompre ou bloquer une motion de censure ou de défaillance. Alors que la majorité voulait, en effet, que l’article soit maintenu tel qu’il était, afin de permettre aux Députés nationaux de pouvoir intervenir en évoquant une motion à n’importe quel moment. Dura lex, sed lex, la plupart des élus ont, cependant, maintenu cet article comme c’est fut le cas lors de la législature précédente. Outre cette option, l’assemblée plénière a opté pour le cumul des fonctions des membres du bureau de la Chambre basse du parlement. C’est-à-dire, les membres du bureau peuvent aussi assumer des grandes responsables au sein de leurs partis ou mouvements politiques respectifs.

Pour rappel, c’est depuis mardi 19 mars 2019, que les Députés nationaux ont commencé à adopter article par article ce projet de loi, à même de favoriser l’organisation et le bon fonctionnement de l’assemblée. Après avoir été adopté et voté par les Députés nationaux, le Règlement Intérieur a été envoyé à la Cour Constitutionnelle, qui va donner son avis sur la conformité du contenu. Ce, avant que le bureau provisoire ne plie bagage, par l’organisation de l’élection des membres du bureau définitif de l’Assemblée nationale.

Merdi Bosengele


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.