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Comme hier, les travaux consacrés à l’adoption article par article du Règlement Intérieur, par l’assemblée plénière, vont se poursuivre encore aujourd’hui au niveau de la Chambre basse du Parlement.

La séance a été conduite par le Président du bureau provisoire de la Chambre basse, Pierre Maloka. Ce faisant, la commission qui a été établie pour l’examen assurant la validation des pouvoirs des Députés nationaux, a procédé à la présentation de son rapport général des travaux. A la suite de cette présentation, les Députés nationaux ont, finalement, approuvé les pouvoirs des 23 suppléants qui, désormais, devront siéger à l’hémicycle du Palais du peuple, en remplacement des titulaires qui ont renoncé à leur mandature pour diverses raisons, conformément à la loi. Dans ce lot de 23, faudrait absolument ajouter 2 autres suppléants, qui ont vu leurs titulaires passés de vie à trépas durant cette nouvelle législature.

Ainsi donc, le rapport de la commission étant validé, 25 nouveaux Députés ont été accueillis chaleureusement par l’auguste assemblée. Hormis cette étape, la seconde a connu la présentation du rapport de la commission spéciale chargée d’élaborer le Règlement Intérieur. Dirigée par Evariste Boshab, cette commission avait, pour rappel, bouclé depuis vendredi dernier, l’examen de 705 amendements proposés par les élus nationaux, à l’issue du débat général. En tout, il aurait fallu pour ses élus, de pouvoir réaliser un travail grandiloquent, afin de produire en un temps record, un texte consensuel et astucieux, devant permettre l’organisation et le bon fonctionnement de la Chambre basse du parlement, surnommé par ailleurs, ‘’le temple de la démocratie’’.

Recommandations
Alors que la course contre la montre a été déjà lancée, en vue de pallier à cette exigence du temps, le speaker de la Chambre basse du Parlement, a alors soumis à débat, quelques recommandations, aussitôt approuvées par les Députés nationaux nouvellement élus. Dans cette méthode, Pierre Maloka a sollicité l’adoption par la plénière des articles repris aussi dans la Constitution. Ces articles étaient en nombres de 11. Il a formulé la recommandation concernant l’adoption des articles ayant fait l’objet d’aucun amendement. En cela, faudrait ajouter les articles ayant fait l’objet des amendements de forme et qui ont été acceptés par ladite Commission spéciale. Enfin, la plénière n’a pas manqué de répondre favorablement à cette demande. Cependant, pour des raisons techniques, la plénière a été suspendue et sera une fois de plus ouverte pour aujourd’hui à midi. Elle va permettre le parachèvement du processus d’adoption article par article.
D’emblée, il sied de noter qu’après la validation du Règlement Intérieur par la plénière, il faudrait attendre l’avis de sa conformité à la cour constitutionnelle, avant que le bureau provisoire ne plie bagage, par l’organisation de l’élection des membres du bureau définitif de l’Assemblée nationale.

Merdi Bosengele

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.