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Les candidats favoris à la présidence du Senat


Michel Bongongo (80%), Thambwe Mwamba (35%), Lola Kisanga (45%), Matata Ponyo (55%), Mokolo wa Pombo (25%).

Les élections sénatoriales se sont déroulées dans toutes les provinces conformément au calendrier de la Commission électorale nationale indépendante. Les noms de sénateurs étant connus, les yeux sont à présent rivés sur le profil des candidats présidents de la chambre haute du Parlement. Echos d’opinion a réalisé un sondage d’opinion en interrogeant un échantillon de mille personnes pour connaître leur avis sur les personnalités qu’elles voudraient voir occuper le fauteuil qui sera laissé vacant dans les prochaines semaines par le président sortant, Léon Kengo wa Dondo.

Voici cinq personnalités dont les noms ont été retenus par les interrogés :

1. Mokolo wa Pombo : Durant la législature précédente, il a occupé le poste de premier vice-président du Sénat. Celui que les Kinois appellent familièrement « Engambé Edo », est bien connu du public pour les services éminents qu’il avait rendus au pays pendant la deuxième République, à la fois comme ambassadeur en France, conseiller diplomatique du Maréchal Mobutu, et Ministre des Transports. L’on n’oublie pas non plus le doigté avec lequel il avait mené des consultations populaires ayant abouti au discours de restauration de la démocratie prononcé le 24 avril 1990. 25%

2. Thambwe Mwamba : Ancien ambassadeur du Zaïre en Italie, ministre de l’agriculture, directeur général de l’Office des douanes et accises ; ministre des Affaires étrangères, et ministre d’Etat en charge de la justice et garde des sceaux ; il est l’un des hommes clé de la classe politique congolaise. Fin diplomate, cet avocat est en mesure de tempérer les ardeurs de certains sénateurs qui auraient tendance à confondre débats et discussions autour des questions d’intérêt général. Il pourrait ainsi parfaitement hausser le niveau de débats lors des plénières dans une chambre parlementaire considérée comme celle de sages. 35%

3. Jean-Pierre Lola Kisanga : D’un tempérament modéré, effacé et d’un abord facile, celui qui aura présidé, en qualité de gouverneur de la nouvelle province du Haut-Uélé, avait auparavant occupé les fonctions de rapporteur adjoint du Sénat pendant la législature qui s’efface dans la nuit des temps. Ses pairs retiennent de lui la qualité de ses synthèses, l’ardeur au travail, sa capacité à convaincre les autres. Et pour tout dire, son effort à tout faire pour garder la posture du sénateur, donc d’un sage. 45%

4. Michel Bongongo : Ministre d’Etat sortant du budget et actuel ministre d’Etat en charge de la Fonction publique, il est fortement apprécié pour sa parfaite maîtrise des dossiers de l’Etat et sa lutte contre la corruption. Au ministère du budget, on s’en souvient, il avait diligenté une enquête ayant abouti à la découverte d’un vaste réseau de maffieux qui se servaient au détriment des ayant-droit au ministère de la santé publique. A la fonction publique, il a régularisé la situation des nouvelles unités en leur attribuant des numéros matricule, sans oublier la réforme de l’Administration publique avec le concours de la Banque Mondiale. Ancien de la Maison Civile du chef de l’Etat, Mobutu Sese Seko, philosophe de formation, il dispense des cours dans les universités du pays en plus de ses charges publiques. 80%

5. Matata Ponyo : il a redonné à la fonction de Premier Ministre, chef du gouvernement, le prestige qu’il mérite. Du BCECO en passant par le ministère des Finances, il a fait preuve d’une rigueur incontestable dans le traitement de dossiers de l’Etat. Grâce à lui, les agents et fonctionnaires de l’Administration publique touchent leurs émoluments dans les banques de la place ; rejoignant de la sorte tous les autres pays du monde où cette pratique est déjà de mise. Grâce à lui également, la RDC a maintenu de bons rapports avec les bailleurs de fonds et ses autres partenaires traditionnels. C’est aussi sous son mandat que le pays s’est doté, dans le cadre de la révolution de la modernité, d’une compagnie aérienne Congo Airways, d’une société de transport urbain Transco, et a relancé les bateaux ITB Kokolo et Gungu.

Echos d’opinion


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.