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Le Président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale, Pierre Maloka, a accordé hier, lundi 11 mars 2019, une audience aux Députés nationaux nouvellement élus du Nord-Kivu, en présence du Vice-premier ministre a.i, en charge de l’intérieur et sécurité, Basile Olongo.

Ce dernier a écouté religieusement les préoccupations énoncées par les représentants du peuple congolais. De ce fait, plusieurs questions d’ordre sécuritaire ont été abordées en marge de cette entrevue. C’est ainsi que, parlant au nom des Députés nationaux, l’Honorable Muhindo Kasembwe a laissé entendre que cette rencontre avec le speaker de la Chambre basse du parlement et le ministre en charge de l’intérieur et sécurité, avait largement sa raison d’être, dans la mesure où la situation de l’Est est plus qu’alarmante.

Recommandations
Parmi les recommandations faites à l’endroit du speaker de l’Assemblée nationale, Muhindo Kasembwe a insisté longuement sur la concrétisation de la promesse du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo, par rapport à la situation sécuritaire qui prévaut à l’Est du pays. D’autant plus que, lors de sa campagne électorale, le Président de la République avait promis de faire de la partie Est du pays, la priorité de ses priorités. « Oui, nous avons notamment recommandé la concrétisation de la promesse du Chef de l’Etat par rapport à la situation de l’Est. Lors de la campagne électorale, il avait promis de prendre cette question à bras le corps, il avait promis certaines mesures. Et, nous avons rappelé au ministre qu’il était urgent parce que 28 morts en 30 jours dans la ville de Goma, c’est très grave. La cité Mwesu a été occupée hier par des groupes armés, à Nyirangongo c’est, par ailleurs, des personnes kidnappées çà et là, nous pensons que la promesse du Chef de l’Etat ne devrait plus tarder à être mise en exécution», lâche Muhindo Kasembwe.

Comme si cela ne suffisait pas, les élus du Nord-Kivu ont formulé une série de recommandations à l’endroit du Vice-premier ministre, ministre en charge de l’intérieur et sécurité, de pouvoir envisager une enquête visant à établir des responsabilités, et de sanctionner bien évidemment, les auteurs de cet acte, éventuellement des complices. « Il est impérieux que l’on procède à une assistance humanitaire en faveur des populations déplacées. Nous avons des agglomérations à Walikale, Masisi, Lubero, Beni qui sont occupées par des groupes armés, des congolaises et congolais se sont déplacés, vivent dans une précarité indescriptible.

Merdi Bosengele


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.