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*"Un homme innocent a perdu 10 ans de sa vie", fait remarquer substantiellement M. Peter Haynes, Avocat de son état, qui estime que "la Chambre ne peut pas revenir en arrière pour rendre ces années-là à son client. "Le seul remède qu'elle puisse fournir est une réparation financière", soutient-il, sans ambages, ni titillements.
Jean-Pierre Bemba Gombo veut, en effet, être dédommagé pour les 10 ans passés en prison. L'annonce de cette requête face à la Cour pénale internationale (CPI) a été faite par l'avocat de l'homme politique congolais poursuivi et puis, acquis des charges de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

"Le but de cette demande est de tenter de réparer une partie des dommages causés à l'homme et à sa famille par son arrestation, sa détention et les actes accessoires de la Cour et de certains Etats parties", a déclaré Peter Haynes, dans un document transmis à la CPI.

JP BembaJean-Pierre Bemba, ancien riche homme d'affaires, devenu chef de guerre et puis, vice-président, a passé plus d'une décennie en détention après sa condamnation en première instance en 2016 à 18 ans de prison pour les meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003.

Le Congolais, reconnu responsable en 2006 d'une vague de meurtres et de viols commis par sa milice en Centrafrique, a été acquitté, le 8 juin 2018 de toutes les charges retenues contre lui dans ce procès.

La demande d'indemnisation formulée par les avocats de l'ex-chef de guerre est une première pour la CPI qui, paradoxalement, a également acquitté en janvier 2019, l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo de crimes contre l'humanité commis en 2010 et 2011, lors de violences post-électorales en Côte d'Ivoire.

Concrètement, la défense de M. Bemba demande à la CPI d'ordonner le versement "d'au moins 12 millions d'euros pour la durée de sa détention, 10 millions d'euros au titre de dommages et intérêts aggravés, 4,2 millions d'euros pour ses frais de justice et un montant d'au moins 42,4 millions d'euros pour les dommages causés à ses biens", tels que le gel de ses avoirs.

LPM


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.