Dernières publications

Flash

Une certaine préséance de la motion incidentielle sur celle de défiance ou de censure, est à point d’être élaguée du prochain règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

C’est un peu ce qui ressort de la plénière du mercredi 6 mars 2019 qui avait pour ordre du jour la présentation du rapport de la commission spéciale chargée de l’élaboration du projet de règlement intérieur de cette chambre parlementaire. En effet, Cette commission ad hoc, composée de 73 membres, a inclus plusieurs innovations dans le règlement intérieur notamment, la création de trois nouvelles commissions, l’interdiction du vote par procuration ainsi que la controversée initiative de «la portée de la motion de censure ou de défiance sur la motion incidentielle ». Ce qui signifie, in globo, qu’aucune motion incidentielle ne peut être débattue à l’heure du débat pour une défiance.
L’adoption du règlement intérieur de l’Assemblée nationale est l’avant dernière mission du bureau provisoire avant l’élection du bureau définitif qui devra déjà ouvrir la première session ordinaire prévue pour le 15 mars prochain. Dans cette foulée, des débats houleux ont régenté la plénière de mercredi, centrée sur ladite présentation du rapport de la commission ad hoc pour l’élaboration du règlement. Au fond du sujet, la question d’une certaine dévalorisation de la motion incidentielle face à la voie de défiance. Plusieurs députés ont réagi, soit en faveur, soit encore en défaveur de cette nouvelle incise dans ledit acte qui circonscrit l’organisation au sein de l’Hémicycle. Les élus de l’Opposition ont exprimé leur approbation à cette innovation. Pour eux, cela met en valeur la question de la minorité démocratique au sein du Parlement. Cela, tout en se référant sur les différents ‘’scènes’’ qui se sont déroulés lors de deux dernières législatures au cours desquels les motions incidentielles étaient prises à tout vent dans le sens de rejeter les motions de censure prises contre les membres du Gouvernement. Par contre, les députés qui s’identifient dans le rang du Front Commun pour le Congo, FCC, notent qu’il s’agisse d’une rupture avec les us et coutumes de l’Assemblée plénière qui consacrent une certaine primauté des incidences. D’autres soulignent par ailleurs qu’adopter ledit point reviendrait à dire que le nouveau règlement est taillé sur mesure. Au-delà de ce qui est susmentionné, les élus du peuple sont passés le jeudi 7 mars à l’hémicycle pour déposer leurs amendements à la commission, en marge du délai de 24 heures qui leur était imparti. La Commission a, quant à elle, 48 heures, afin de porter de modifications. Par ailleurs, Evariste Boshab, président de ladite commission, avait précisé qu’il n’y a point des roses sans épines. Ainsi, son équipe suivra-t-elle les amendements des députés s’ils cadrent aussi avec la volonté de la loi.

Corneille Lubaki


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.