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Sauf changement de programme, les Députés provinciaux de la ville de Kinshasa vont procéder, aujourd’hui, à l’examen et adoption en même temps du Règlement intérieur.

C’est ce qu’a indiqué le Président du Bureau provisoire de cette institution, le Député provincial Nsapu Kalimasi, au cours d’une séance plénière qu’il a présidée hier, mercredi 6 mars. Le même hier, les membres de la commission chargée de l’élaboration de ce document ont procédé à la présentation du rapport de ce Règlement dont les travaux se sont déroulés du 20 février au 5 mars 2019.

La séance plénière d’hier a été ouverte par le Président du bureau provisoire qui a indiqué qu’il y avait quatre points à l’ordre du jour, à savoir : l’adoption de l’ordre du jour ; audition et approbation du procès-verbal de la plénière du 19 février ; présentation du rapport du projet de l’élaboration du Règlement intérieur et, enfin, l’examen et l’adoption de ce Règlement composé de 240 articles et 15 innovations. Pour la commission chargée de l’élaboration de ce texte, considéré comme la ligne de conduite des élus, les membres de cette structure ont travaillé activement pour l’accomplissement de ce travail ardu.

A en croire le Député Osée Badibanga, l’un des membres de la commission qui a joué l’intérim du Président Peter Kazadi empêché, ce document de 240 articles a tenu compte de tous les aspects de la vie humaine et qu’il est conforme aux lois du pays notamment, la Constitution et la loi électorale. Parmi les innovations comprises dans le nouveau document, il y a lieu de citer, entre autres, la création d’une commission spéciale du Genre, Femme, Famille et enfant, question d’ouvrir une voie à la parité et permettre à la femme de participer activement dans le secteur politique ; la suppression de la motion incidentielle en cas d’une motion de défiance ou de censure. Aujourd’hui, sauf imprévu, les élus vont poursuivre les travaux sur l’adoption, article par article, comme hier où près de 40 articles ont été adoptés.

Gaston Kisanga

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.