Flash

La décrispation politique et la réconciliation nationale telles que prônées par le nouveau Chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi, ne sont pas des simples slogans.

Déjà, Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, opposant congolais, n’a pas hésité de rentrer au pays, après plusieurs mois d’exil, à l’étranger. Il est arrivé, dans la soirée du samedi 2 mars 2019, par l’aéroport international de N’djili. Il va sans dire que le vœu sacrosaint du successeur de Joseph Kabila commence, d’ores et déjà, à produire des résultats escomptés, allant dans le sens aussi bien de la dépollution du climat politique que de la cohésion nationale. De ce fait, ce Député honoraire et Président du Mouvement pour le renouveau, en sigle MR, est le tout premier exilé politique à regagner Kinshasa, mieux, la RD. Congo. Un accueil chaleureux lui a été réservé, doit-on indiquer ; question de lui souhaiter un heureux retour au pays de ses ancêtres. A qui le prochain tour ? Wait and see.

Bon vent…
Tel que prévu dans le plan du nouveau Chef de l'Etat congolais, tous les prisonniers et exilés politiques devraient être libérés, pour les uns, et retourner au pays, pour les autres. En effet, l'ancien Ministre de la Coopération au développement, Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua a été absent de la scène politique pendant près d'un an et demi. Exilé, il n'a pas pu se représenter aux joutes électorales du 30 décembre 2018. Voilà que cette aubaine orchestrée par le nouveau garant de la Nation, Félix Antoine Tshisekedi, lui a été présentée. L’ayant saisie en première position, parmi tant d’autres, il a, enfin, choisi de retourner au pays de ses ancêtres, samedi 2 mars 2019, pour poursuivre sa carrière politique qui était jusque-là en veilleuse. Il est donc le premier exilé politique à accepter la main tendue du Chef de l'Etat lors de son meeting d’investiture, le 24 janvier dernier. Pour rappel, Félix Tshisekedi a appelé toutes les forces vives à se mettre ensemble pour reconstruire le pays. Ce qui, par ricochet, l’obligeait d’actionner la machine de la décrispation politique en vue de la réconciliation nationale. A cet effet, le Président du MR a non seulement répondu à cet appel mais bien plus, a émis le vœu d'être favorable à travailler avec le Président actuel. Ce, pour l'intérêt général de la Nation, a-t-il précisé.

Accueil chaleureux
Force est d’indiquer que l'accueil lui réservé était très chaleureux. Massés devant le hall de l'Aéroport International de N’djili, les affidés du MR attendaient impatiemment, le retour triomphal de leur leader. Les drapeaux de leur parti en mains, l’heure était pour eux de scander des cantiques de bon retour à leur autorité morale. C'est dans cette ambiance que le cortège de Clément Kanku, suivi des cadres et partisans, a quitté l'aéroport pour se diriger tout droit vers la résidence familiale. Dès son arrivée, il a tout d'abord remercié l'assistance pour cet accueil et a félicité les cadres pour leur encadrement du parti. Car, a-t-il constaté, l'effectif du parti a augmenté et a dépassé le nombre qu’il avait lui-même laissé depuis 2017. Somme toute, le Président du MR a motivé l’ensemble de ses partisans, et les a appelés à être plus présents qu'avant, d’autant plus qu’il y a les élections de 2023 qui doivent dès aujourd’hui être préparées, pour éviter toute surprise désagréable, a-t-il conseillé. Il leur a donc lancé un appel vibrant à travailler dur en vue de se repositionner aux échéances électorales prochaines. En attendant, rien d'officiel n'a été prononcé, mais ce digne fils du Kasaï Central a promis de s'exprimer dans les tout prochains jours.

La Pros.

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.