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C’est depuis mardi 26 février 2019, que le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi Tshilombo, est en déplacement à Windhoek, où il a profité d’un point de presse conjoint avec son homologue Namibien, pour établir un bilan de ses 30 premiers jours passés à la tête du pays. Du haut de son perchoir, le numéro 1 de la RDC, estime qu’il a innové une méthode, qui fait déjà ses effets depuis qu’il est à la tête du pays.

Ainsi, profitant de l’occasion, il a insisté également sur le développement du continent noir qui, à l’en croire, pourrait se réaliser à travers l’instauration de la paix durable, non seulement au niveau continental, mais aussi à l’interne du Congo.

«Ma visite consiste à raffermir le Congo mon pays et tous les pays de la SADC afin de développer l’Afrique toute entière à partir du programme que nous avons. Pour parler développement, il faut d’abord parler de paix, mon pays est en proie depuis plusieurs années à l’activisme des groupes armés, et dans ces conditions là, c’est bien difficile à développer le pays. Voilà pourquoi, nous venons solliciter le soutien de nos frères de la SADC pour éradiquer définitivement les rebelles», a argumenté Félix Tshisekedi. Face à ce speech, son homologue Hage Geingob, souscrivant à la démarche, a tenu à le féliciter pour sa brillante élection et la passation civilisée du pouvoir.

D’autre part, le nouveau Chef de l’Etat congolais a établi, à sa manière, un mini bilan d’un mois depuis son intronisation officielle au Palais de la nation. «J’ai amené ma méthode qui fait déjà ses effets. Depuis que j’ai été élu, j’ai commencé à sévir sur les agents des forces de l’ordre qui violent le droit des citoyens, au niveau de la télévision nationale, la parole est donnée à l’opposition, les activités de Martin Fayulu passe sans censure et il continue à tenir des manifestations en toute liberté », a déclaré le Président Congolais. Il a de ce fait, avisé des annonces importantes dont la libération dans les prochains jours de ‘’tous les prisonniers politiques’’. « Dans les jours qui viennent tous les prisonniers politiques seront libérés selon leurs cas parce qu’il y a ceux qui vont bénéficier de la grâce présidentielle immédiatement et d’autres les procédures sur eux peuvent être levées. Ce qui est sûr, tous les prisonniers seront libérés dans les prochains jours», a t-il précisé.

Une promesse d’antan…
Emporté dans l’esprit de vouloir tenir ses promesses faites lors de la campagne électorale, Félix Tshisekedi a annoncé avoir ordonné la fermeture de tous les cachots du pays. « En ce qui concerne l’ANR qui était la police politique du pouvoir depuis l’indépendance, nous allons donner à l’ANR un autre visage plus humain, et j’ai déjà donné l’ordre pour la fermeture de tous les cachots de l’ANR et qu’on ne puisse plus retenir des gens juste à cause de leur opinion politique», a annoncé l’ancien Président du parti de l’Udps.
D’emblée, il est lieu de noter que le Président de la RDC a été accueilli à l’aéroport de Hosea à Windhoek, en début d’après-midi par Netumbo Nandi-Ndaitwah, Vice- premier ministre Namibien en charge de la coopération internationale. Il a été en suite conduit au state haouse, le Palais présidentiel Namibien, où il a eu un tête-à-tête de près de deux heures avec son homologue Namibien.

Merdi Bosengele


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.