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*Retour des exilés politiques dont Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Mbusa Nyamwisi, libération des prisonniers politiques, tels que Franck Diongo, Firmin Yangambi et Diomi Ndongala.

Ensemble pour le Changement, tout en constatant qu’en dépit de toutes les irrégularités décriées, Félix Tshisekedi a été proclamé Président de la République par la CENI, confirmé et investi par la Cour Constitutionnelle. C’est dans ce contexte-là qu’il le place, désormais, devant ses responsabilités et l’invite à conjurer la crise de légitimité, à restaurer les institutions démocratiques et à construire un Etat de Droit respectueux de la dignité humaine.

Avec ses 66 députés nationaux et 97 députés provinciaux, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT, en tant que première force de l’Opposition, est résolu à poursuivre sa lutte pour l’établissement d’un Etat de droit démocratique, le respect des libertés et de la dignité humaine, la lutte contre la corruption et les antivaleurs. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT reste ouvert à toute initiative allant dans le sens du règlement de la grave crise politique que connaît le pays. Mais, compte tenu de la gravité de la situation économique, sociale, humanitaire et sécuritaire, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT, dans l’intérêt supérieur de la Nation et pour éviter que le chaos ne perdure, soutiendra toute action et initiative allant dans le sens du bien-être de la population, de la consolidation de la paix, de l’instauration d’un régime véritablement démocratique, de la sécurisation du pays et de la réhabilitation des Institutions républicaines. caricature Lumbi

Aussi, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT attend-il du Président TSHISEKEDI des signaux forts notamment, la libération des derniers prisonniers politiques dont Franck DIONGO, Firmin YANGAMBI et DIOMI NDONGALA et favoriser le retour des exilés politiques et forcés à l’exil dont Moïse KATUMBI CHAPWE, Jean-Pierre BEMBA GOMBO et MBUSA NYAMWISI. Concernant l’avenir de LAMUKA, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT invite ses principaux leaders et leurs organisations respectives à procéder dans les meilleurs délais à une évaluation de l’action menée et à décider de sa nouvelle orientation. Au demeurant, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT renouvelle sa confiance à son Président, Moïse KATUMBI CHAPWE et exhorte le peuple à ne pas céder au désespoir, ni au découragement.

Quoi qu’il en soit, la lutte pour le changement est un processus qui reste pour nous tous un devoir civique. Dans le communiqué, ci-dessous, Pierre Lumbi Okongo, Vice-Président de Ensemble pour le Changement qui en a dévoilé le contenu hier, à Notre Dame Reine de la Paix, invite Félix Tshisekedi à tout mettre en œuvre pour vider la crise de légitimité des institutions et de leurs animateurs. Dans la même optique, il invite, enfin, Joseph Kabila qu’il considère, outre mesure, comme le principal artisan du chaos électoral, à s’abstenir de d’interférer dans le fonctionnement régulier des institutions au risque de s’ériger, une fois de plus, en obstacle à la restauration des institutions démocratiques.

LPM

DECLARATION POLITIQUE DE «ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT»
1. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT, constate que Monsieur FELIX-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO a été proclamé Président de la République Démocratique du Congo par la CENI, validé et investi par la Cour Constitutionnelle ;
2. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT, constate que comme en 2006 et en 2011, les élections de 2018 sont entachées de nombreuses irrégularités, en violation de la Constitution et de la loi électorale, ce qui affecte la crédibilité et la légitimité des institutions qui en sont issues ;
3. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT note qu’au surplus l’exercice du pouvoir du Président de la République doit se fonder sur la Constitution et non d’un accord politique sous seing privé et secret qui n’engage pas la Nation congolaise. Cet accord ne peut valoir source de légitimité démocratique.
4. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT souligne la responsabilité personnelle de Joseph KABILA dans l’orchestration du chaos électoral infligé au pays et l’invite à s’abstenir de d’interférer dans le fonctionnement régulier des Institutions et à s’ériger en obstacle à la restauration des Institutions démocratiques.
5. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT rappelle que les problèmes politiques que connait la République Démocratique du Congo depuis l’indépendance notamment l’instabilité, les conflits armés, les guerres civiles et l’inefficacité de l’action des pouvoirs publics qui tiennent notre peuple dans la misère tirent leur origine des crises de légitimité des institutions et de celle de leurs animateurs ;
6. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT rappelle au Président de la République Félix TSHISEKEDI sa responsabilité personnelle dans la situation actuelle et l’invite à prendre des initiatives fortes susceptibles de régler cette question d’illégitimité des institutions et de leurs animateurs ;
7. En outre, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT invite en toute responsabilité le Président de la République à être loyal envers le peuple congolais qui a clairement exprimé sa volonté de changement et à s’abstenir de toute initiative susceptible de cautionner les velléités de révision constitutionnelle pour la poursuite de la dictature dans notre pays ;
8. Première force politique de l’opposition issue des élections 2018 avec ses 66 députés nationaux et 97 députés provinciaux, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT est résolu à poursuivre sa lutte pour l’établissement d’un Etat de droit démocratique, le respect des libertés et de la dignité humaine, la lutte contre la corruption et les antivaleurs.
9. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT reste ouvert à toute initiative allant dans le sens du règlement de la grave crise politique que connait le pays ;
10. Compte tenu de la gravité de la situation économique, sociale, humanitaire et sécuritaire, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT, dans l’intérêt supérieur de la Nation et pour éviter que le chaos ne perdure, soutiendra toute action et initiative allant dans le sens du bien-être de la population, de la consolidation de la paix, de l’instauration d’un régime véritablement démocratique, de la sécurisation du pays et de la réhabilitation des Institutions républicaines ;
11. Aussi, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT attend-il du Président TSHISEKEDI des signaux forts notamment la libération des derniers prisonniers politiques dont Franck DIONGO, Firmin YANGAMBI et DIOMI NDONGALA et favoriser le retour des exilés politiques et forcés à l’exil dont Moïse KATUMBI CHAPWE, Jean-Pierre BEMBA GOMBO et MBUSA NYAMWISI ;
12. Concernant l’avenir de LAMUKA, ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT invite ses principaux leaders et leurs organisations respectives à procéder dans les meilleurs délais à une évaluation de l’action menée et à décider de sa nouvelle orientation ;
13. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT renouvelle sa confiance à son Président, Moïse KATUMBI CHAPWE ;
14. ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT exhorte le peuple à ne pas céder au désespoir et au découragement. La lutte pour le changement est un processus et qui reste pour nous tous un devoir civique.
Fait à Kinshasa, le 26 février 2019
Pour ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT
Pierre LUMBI OKONGO
Vice-Président de ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.