Flash

Le temps s’est arrêté jeudi 16 janvier 2020, à l’occasion de la commémoration du 19ème anniversaire de l’assassinat de Mzee Laurent- Désiré Kabila. A cet effet, le Parti du peuple pour la Reconstruction et la démocratie (PPRD), a activement pris part aux manifestations organisées par la Fondation Mzee LDK à l'initiative de sa présidente, la Députée nationale Jaynet Kabila.

«Que Gentiny Ngobila aille travailler au lieu de s’occuper de la commémoration. Qu’il s’occupe d’abord de la propreté de la ville et de l’opération Kin-Bopeto qui souffre de l’exécution dans la plupart des communes. Il a lancé le Salongo ici, la ville est extrêmement sale […] le 17 janvier, nous allons marcher, quoiqu’il arrive». C’est en ces termes virulents que Martin Fayulu Madidi, figure de proue de la coalition Lamuka, a rétorqué au Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, concernant la non-autorisation de la marche annoncée par cette aile dure de l’opposition pour ce jour commémorant le Héros national, Patrice Lumumba. Que dit alors la Constitution en ce genre de circonstance ? Voici ce qu’elle dispose en son article 26 : «La liberté de manifestation est garantie. Toute manifestation sur les voies publiques ou en plein air, impose aux organisateurs d’informer par écrit l’autorité administrative compétente. Nul ne peut être contraint à prendre part à une manifestation. La loi en fixe les mesures d’application. »

Alors que la RDC commémorait les 61 ans de la journée dédiée aux martyrs de l’indépendance, tombés tragiquement pour une noble cause le 4 janvier 1959, la Convention des Congolais Unis, parti cher à l’ancien ministre des medias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a tenu une matinée politique à Kinshasa.

«Il n'y a jamais eu de prêt de 200.000.000 d’Euros accordé à la Gécamines, mais plutôt 128.000.000 d’euros ». C’est l’une des vérités livrées par Me Constant Mutamba, mandataire en mines et carrières, lors d’un point de presse qu’il a tenu samedi 28 décembre à Kinshasa concernant cette prétendue affaire de détournement, blanchiment ou prêt fictif de 200 millions par des dirigeants de la Gécamines dont Albert Yuma.

La grande marche dite de deuil et d’indignation prend désormais un caractère officiel. Par le biais de sa formation politique, Nouvel Elan, l’actuel Coordonnateur de la plateforme Lamuka, Adolphe Muzito, a, par sa correspondance datée du 10 janvier 2020, saisi officiellement l’autorité urbaine, en l’occurrence, le Gouverneur Gentiny Ngobila, pour l’informer de l’organisation de ladite marche.

Regard tourné vers l’avenir, Constant Mutamba a, au nom de son regroupement Nouvelle Génération pour l’Emergence du Congo (NOGEC), accordé son pardon à tous ceux-là qui ont comploté pour une disparition de sa formation politique en 2019, laquelle année sera à jamais considérée comme une période horrible pour la NOGEC.

La tradition exige qu’à la fin tout comme au début de chaque année, les membres d’une famille se réunissent pour échanger de vœux de bonheur, longévité, prospérité mais aussi évaluer et bien évidemment projeter de nouvelles perspectives. C’est dans cette optique que les cellules alliées au regroupement pro-Tshisekediste RDT que dirige des mains de maître Me Sylvain Mutombo Kambinga s’étaient réunies le dernier dimanche de l’année 2019. Cette matinée politique qui a été organisée dans le quartier huppé de ma campagne dans le Mont-ngaliema, a permis au Président de RDT d’évaluer les quelques avancées qualitatives et quantitatives constatées tout au long de l’année finissante. A cet effet, le Président de cette structure politique s’est dit confiant et optimiste pour un avenir radieux de sa structure.

Qui veut aller loin ménage sa monture, dit-on. C’est dans cette perspective d’aller plus loin et de faire preuve de son soutien indéfectible aux actions du Chef de l’Etat congolais Félix Antoine Tshisekedi, que le Rassemblement des démocrates Tshisekedistes ‘’RDT’’ a organisé sa matinée politique pour évaluer l’année 2019 et en même temps projeter de nouvelles actions en vue de remporter, haut les mains, les échéances électorales de 2023.

A cet effet, Me Sylvain Mutombo, respectivement Président de ce regroupement électoral et politique Pro-Tshisekediste a souligné que le bilan du RDT pour l’exercice 2019 a été largement positif du fait qu’il a été sanctionné par quatre bonnes et grandioses réalisations palpables. Primo, l’année 2019 a été marquée par sa nomination au gouvernement de coalition comme Ministre délégué à la défense et en charge des anciens combattants. Secundo, le RDT qui, depuis belle lurette, manquait des représentants à l’extérieur de la capitale est, aujourd’hui, implanté comme des champignons, dans des coins et recoins de l’étendue nationale. Tertio, le management politique réalisé par le RDT lui a fait valoir une caisse. Quarto, le RDT compte dorénavant des ressources humaines capables de propulser cette structure.

Quid de l’adhésion au RDT ?
En raison d’éviter d’être infiltré comme un cheval de Troie par des sympathisants de nature hybride et inconstants aux idéologies politiques régissant chaque parti, Me Sylvain Mutombo a annoncé par la même occasion, de manière solennelle, un arrêt momentané de tout mouvement d’adhésion au sein de RDT. Et ce, jusqu'à la tenue du conclave de structuration en 2020.

Regard sur le noble combat de RDT
Il sied de rappeler que, afin d’apporter plus d’éclairage aux sympathisants de sa structure et alliés, le dorénavant docteur attitré de l’université Robert Sorbonne a livré pince-sans-rire une vérité qui est d’ailleurs connue de tous. ‘’Celle de ne pas être au pouvoir pour le pouvoir’’. Car, soutient-il, comme le faisait si bien son géniteur politique et idéologique, le feu Docteur Etienne Tshisekedi Wa Mulumba d’heureuse mémoire, qu’il n’est pas au pouvoir pour déroger de sa sempiternelle ligne de combat proche du peuple mais pour orienter les actions politiques et emmener le Président de la République à changer la vie des paisibles congolais. ‘’ Le peuple d’abord’’. Il ne cesse de scander à tout bout de champ.

Au final, le manitou de RDT, en présence d’une marée humaine, dans une ambiance conviviale, a présenté ses vœux de réussite, de prospérité, de longévité et d’abondance pour l’année 2020, au Président de la République, Félix Tshisekedi, aux caucus de la coalition FCC-CACH, aux alliées de RDT et à l’ensemble de peuple Congolais .

Jimmy Sita

 

RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.