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«Quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra». Ce proverbe ancestral, soit-il, trouve néanmoins la plénitude de son sens, dans le contexte politique qui prévaut actuellement en RD Congo.

Disparu des radars, longtemps camouflé, ne donnant aucun signe de vie, ni position politique, Moïse Katumbi Chapwe, l’un des ténors de ‘’Lamuka’’, va finalement crever l’abcès, à travers un point de presse que va tenir, aujourd’hui, sauf changement, sa plateforme politique dénommée : « Ensemble pour le changement ». A l’issue duquel, l’on connaîtra définitivement son emplacement officiel au sein de cette coalition électorale, dont il a pu mener la grande bataille depuis le vieux continent, en faveur du candidat ‘’malheureux’’ Martin Fayulu.

Après avoir beaucoup dépensé lors de la campagne électorale, va-t-il toujours maintenir le cap au sein de Lamuka ? Personne n’en sait. Toutefois, il est fort probable qu’il se transforme en ‘’Baluka’’. Cette donne, saurait confirmer des spéculations qui étaient déjà avancées par la plupart de ses affidés, à l’instar de Kyungu wa Kumwanza, Delly Sesanga, Claudel Lubaya, pour ne pas les citer. Entretemps, si la bande de Katumbi se rapproche du pouvoir de Tshisekedi, un divorce consommé sera dit immédiatement avec le MLC de Jean-Pierre Bemba. Cela va de soi, avec Fayulu qui continue à réclamer ‘’sa victoire’’, à travers la formule des ‘’vérité des urnes’’. Et si Katumbi se radicalisait en maintenant le cap dans Lamuka ? Eh bien, il devra au moins, s’attendre à l’éclatement de sa propre plateforme politique, qui risquerait de connaître le départ des certains cadres. Nombreux d’entre eux, prêtent d’ores et déjà l’allégeance au nouveau Président de la République élu qu’est Félix Tshisekedi.

Tout compte fait, en RDC, les choses s’accélèrent à un rythme de croisière. Pas plus tard que le week-end dernier, alors que l’ancien Président Kabila battait le rappel des troupes, dans sa ferme de Kingakati, en perspective de la cogestion avec le Président entrant, les USA se sont-elles distinguées en adressant un message fort au nouveau pouvoir. N’était-il pas une mise en garde tendant à fragiliser les nouvelles institutions ? Pas du tout, a confirmé l’envoyé spécial des Etats-Unis d’Amérique pour la Région des Grands Lacs. Faisant un compte rendu de sa récente tournée en RD Congo, Peter Pham a mis fin à la polémique. « Les restrictions de visas imposées par les États-Unis, annoncées lors de ma visite, vont dans le sens de l'engagement du Président Tshisekedi à éradiquer la corruption, à faire progresser les droits de l'homme et à renforcer la démocratie en RDC. Les personnes identifiées publiquement étaient responsables de la corruption personnelle liée aux élections, laquelle remonte à 2016, bien avant le début de la période de campagne électorale ou le jour du scrutin », avait clarifié Peter Pham. Quoique logique pour certains, ces nouvelles sanctions ne passent pas inaperçues aux yeux de ceux qui ont géré ce pays durant 18 ans. Si la corruption continue à se manifester çà et là, avant la tenue des élections des sénateurs et gouverneurs, la position des USA, semble se justifier, surtout dans l’accompagnement de nouvelles institutions. Néanmoins, elle nécessiterait une observation à la loupe, en vue de craindre qu’elle ne soit qu’un simple camouflage des stratégies machiavéliques.

Merdi Bosengele